Porteur et soutien de nombreux projets, il a notamment joué un rôle de facilitateur du développement territorial dans les années 2010, un moment charnière qui faisait suite à un contexte social et économique difficile.

Sur quels types de projets avez-vous travaillé avec Jean-Rémy CAUQUIL?

Willy ANGELE : Nous avons collaboré autour d’enjeux stratégiques du développement de la Guadeloupe, de 2010 à 2013, alors que j’étais Président du Medef régional. Nous avons travaillé ensemble sur des projets de croissance économique, de développement d’entreprises ou d’aménagement, comme, par exemple, l’organisation de la desserte aérienne des îles du sud de l’archipel guadeloupéen. Au total, cette mission a représenté deux ans de lobbying. Il a notamment fallu convaincre les décideurs locaux que le droit européen permettait la création de nouvelles lignes et démontrer que le modèle économique était viable.
Jean-Rémy m’a permis de réussir toute cette préparation administrative afin que le projet voie le jour. Avec succès : aujourd’hui, nous sommes entrés dans la phase opérationnelle avec la sélection des compagnies aériennes qui emprunteront ces lignes.

Votre collaboration s’est-elle déroulée dans un contexte particulier ?

Effectivement, Jean-Rémy est arrivé en Guadeloupe peu après la grève générale de 2009 qui avait donné lieu à de violentes émeutes. À l’époque, plusieurs politiques soutenaient que le tourisme était une perte d’argent pour l’île. Une grande partie de l’opinion était même favorable à un système d’autarcie basé sur l’autosuffisance agricole. Nous avons mené le combat avec Jean-Rémy pour convaincre les différentes parties prenantes qu’un tourisme de qualité n‘abîmerait pas la Guadeloupe, mais au contraire qu’il la protégerait et favoriserait l’emploi local. Et la tendance s’est progressivement inversée : aujourd’hui, le tourisme est devenu le cœur du développement de l’île.

Quel a été le rôle précis de Jean-Rémy ?

Jean-Rémy a joué un rôle clé de coordination. Chaque projet implique énormément d’acteurs différents, qui ont tous un certain pouvoir et leur mot à dire. Si vous n’arrivez pas à mettre tout le monde autour d’une table pour discuter, il y aura  des blocages. Jean-Rémy a permis aux différents interlocuteurs d’échanger directement, les idées ont circulé et les projets ont pu avancer dans les différents secteurs concernés : environnement, énergie renouvelable, logistique, nautisme.
Pour y parvenir, il faut savoir se montrer diplomate, avoir une bonne connaissance des rouages politiques et être porteur d’une vision forte, qui pourra à terme être fédératrice. Jean-Rémy a su trouver le point commun entre les différentes parties pour leur permettre de dépasser leurs contraintes ou leurs intérêts plus personnels.

Sa compréhension de la spécificité des DOM-TOM a-t- elle joué un rôle important ?

Bien sûr ! Par son expérience internationale, Jean-Rémy avait déjà été confronté à des cultures et des organisations différentes, ce qui l’a beaucoup aidé. Il a réussi à faire avancer des projets en tenant compte de la complexité du territoire et en s’appuyant sur les entrepreneurs locaux. Au vu du temps et des moyens impartis, on peut dire que c’est en soi un bel exploit !

Posté par Equipe EDULIS

Les associés EDULIS viennent des univers de l’entreprise, de la finance et de la Fintech, ont une pratique éprouvée de la PME à l’ETI, des entreprises régionales et de l’international. Ils vous apportent leur vision à 360° de l’entreprise et de l'investissement dans le non-côté.