Le visage moins glamour de la Fast Fashion

Certaines entreprises recherchent des prix toujours plus bas au détriment de la qualité en effectuant une délocalisation massive de leur production auprès de sous-traitants dans des pays émergents où les coûts de la main d’œuvre et la faiblesse, voire l’absence, des normes sociales et environnementales sont attractives.

En 30 ans le secteur de la mode est passée d’une industrie de 450 milliards d’euros par an, principalement produite dans les pays de consommation, à un énorme marché mondial de près de 2 200 milliards selon McKinsey & Company, alors que moins de 2 % des travailleurs de l’habillement gagnent un salaire vital d’après les ONG (Oxfam, Human Rights Watch, ILRF).

Les grands groupes comme H&M ou Inditex sont parvenus à réduire de façon drastique leurs coûts de fabrication, en mettant leurs sous-traitants en concurrence, et créant également un marché de sous-traitants qui échappent en pratique à tout contrôle

Si cette transition est parfois annoncée comme la « démocratisation » de la mode, où les derniers modèles sont accessibles à tous les profils et bourses de consommateurs, l’emploi dans les pays développés a été fortement impacté. En 1991, 56 % des vêtements achetés aux États-Unis étaient fabriqués sur place, alors qu’en 2012, ce pourcentage ne représentait plus que 2,5 % selon le Bureau des statistiques du travail. 

Précarité des conditions de travail dans les PED 

Au Bangladesh, 25 milliards d’euros sont générés par le secteur du textile et de l’habillement, contribuant à 20 % du PIB et à plus de 80 % des revenus d’exportation d’après la Société financière internationale de la Banque mondiale. 4,5 millions de personnes, principalement des femmes, sont employées par ce secteur et gagnent 2 dollars par jour en travaillant six jours sur sept, entre douze à seize heures par jour. Elles ne bénéficient pas non plus d’avantages sociaux tels que les congés maternité, la retraite, ou l’assurance santé.

La sécurité des employés reste un problème majeur, comme l’ont montré l’incendie de l’usine Tazreen en 2012 et l’effondrement du bâtiment Rana Plaza au Bangladesh en 2013. Ce sont plus de 500 travailleurs entre 2006 et 2012 qui sont morts dans des incendies d’usines au Bangladesh, d’après le Forum international des droits du travail. 

Les usines de fabrications sont trop souvent hors normes : câblage électrique précaire, signalétique et nombre de sorties insuffisant, peu d’équipement de lutte contre les incendies etc. Les conditions de travail y sont déplorables. 

Mais 72 % des Français attendent aujourd’hui des marques qu’elles soient responsables et transparentes selon une enquête Ipsos, et les grandes marques du luxe, de l’habillement, du sport en sont conscientes et s’engagent progressivement dans une démarche de contrôle et d’accompagnement de leurs sous-traitants.

Les méthodes d’audit annuel fréquemment employées aujourd’hui afin d’obtenir ce suivi présentent cependant des faiblesses majeures : leurs résultats peuvent être biaisés, elles ne permettent pas un suivi continu, leur coût est élevé pour une efficacité relative discutable. 

La solution apportée par FairMakers

C’est dans ce contexte que FairMakers a élaboré une Plateforme de « Risk Assessment » de la conformité RSE de sous-traitants de grands groupes implantés à l’international.  Cette solution qualitative et technologique répond aux besoins de transparence exigée par les consommateurs et aux attentes de décideurs RSE ou Achats de grands groupes ainsi qu’aux enjeux de notation extra-financière promus par les investisseurs.

L’offre FairMakers (solution digitale d’audit automatisé et anonymisé, reporting continu intelligent) est opérationnelle dans un grand nombre de langues européennes et asiatiques et testée par des grands groupes français.

FairMakers, conseillé par EDULIS, est en phase de levée de fonds pour sa campagne 2020 : rencontrez Sanâa Khadir, sa dirigeante, ainsi que son équipe techno et commerciale.

Posté par Equipe EDULIS

Les associés EDULIS viennent des univers de l’entreprise, de la finance et de la Fintech, ont une pratique éprouvée de la PME à l’ETI, des entreprises régionales et de l’international. Ils vous apportent leur vision à 360° de l’entreprise et de l'investissement dans le non-côté.