La RSE n’est pas l’apanage des grands groupes ou des grands gérants d’actifs mais une autre philosophie d’action, vecteur de réussite pour les petites et moyennes entreprises. Voilà pourquoi nous la promouvons.

Pourquoi la prise en compte d’une stratégie RSE est devenue incontournable pour les PME ?

Tout projet de création d’entreprise, ou en consolidation après une période d’amorçage, doit s’inscrire dans une vision de développement durable. Chacune des décisions prises impacte directement ou indirectement l’écosystème et l’environnement qui entourent les PME. La mise en place d’une démarche RSE et l’adaptation des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) à la taille et à la réalité de son entreprise s’avèrent structurantes, y compris pour une petite et moyenne entreprise. Il en va de l’essence même du financement participatif et de l’intérêt que les investisseurs lui portent. Nous insistons sur la question très « qualitative » de la gouvernance : elle est au cœur des discussions avec les dirigeants parce qu’elle modèle les stratégies de croissance.

La RSE structure le modèle économique d’une PME

Le Parlement français impose depuis plus de 15 ans de nouvelles pratiques aux entreprises :

  • Dès 2001, la Loi sur les nouvelles régulations économiques a instauré, pour les seules grandes entreprises cotées à l’époque, un rapport extrafinancier visant à plus de transparence sur leurs activités, leurs caractéristiques et leur organisation.
  • En 2015, la Loi sur la transition énergétique a placé les entreprises face à leurs responsabilités concernant l’impact de leurs activités sur le climat (bilan carbone, réflexion sur les process et les fluides énergétiques, optimisation logistique …).

En 2017, la Loi sur le devoir de vigilance a conduit les grands groupes à mettre en œuvre, par tous les moyens, des dispositions visant à réduire leur propre exposition aux risques environnementaux, sociétaux et de corruption. Cette exigence s’étend également aux entreprises avec lesquelles ces groupes ont un lien commercial. Dès lors, une PME qui travaille ou souhaite travailler avec un grand groupe doit se conformer aux critères RSE, au risque de perdre le contrat qui la lie avec ce groupe ou de se voir refuser l’accès à un appel d’offres par exemple.
En outre, la lutte contre le blanchiment d’argent est cruciale pour les investisseurs, les opérateurs de marché et les régulateurs. L’industrie du financement participatif en est plei-nement consciente et coopère activement, avec les prestataires de services de paiement par exemple.

La prise en compte de la RSE influence aujourd’hui les sociétés de gestion dans l’orientation de leurs investissements, voire fait partie de leur core-stratégie. Ainsi, l’article 173 de la Loi sur la transition énergétique leur a imposé d’intégrer les critères ESG dans l’évaluation de leurs portefeuilles de prises de participations (actions cotées et non cotées) ou de prises de dettes (obligations). Des sociétés de notation indépendantes (Large et Mid caps) ont déve-loppé leur offre de service.

La Française AM, Mirova (Natixis AM), Swencap, Amundi font partie des grands noms de la gestion d’actifs qui proposent depuis plusieurs années des fonds entièrement centrés sur la responsabilité sociétale des entreprises. Elles sont convaincues qu’une part significative de la performance future dépend de l’adhésion aujourd’hui à ces principes et à leur mise en œuvre effective, par une démarche de progrès mesurable.

Le financement et la réputation au cœur de la RSE

Tous les types de financements sont concernés : prise de participation, financement de dette, prêts… L’absence, a fortiori le rejet, de politique RSE peut clairement limiter l’accès à tout un pan de solutions financières. Elle peut aussi « coûter” en termes de réputation, dont il est encore plus difficile de se remettre. Pour preuve, selon une étude menée par Havas Paris/CSA, 43 % de la réputation d’une entreprise repose sur sa politique RSE !

Si, dans un premier temps, la mise en place d’une stratégie RSE peut apparaitre comme un centre de coût, elle trouve ensuite rapidement sa rentabilité par la mise en place d’indicateurs de performance : maîtrise des dépenses, motivation des salariés et respect des délais donnés aux clients etc.. Elle offre, par ailleurs, l’agilité nécessaire pour accompagner tout changement d’organisation et pour développer son activité de façon sécurisée

Le succès d’une PME s’appuie sur de l’écoute et du dialogue pour prendre en compte les attentes de toutes les parties prenantes de son activité : fournisseurs, clients, salariés, financeurs, autorités associations professionnelles, influenceurs. C’est en cela qu’une PME a tout intérêt à cultiver sa responsabilité sociétale.

Pérenniser son activité en liant création de valeur et développement durable

La RSE amène une croissance de l’activité basée sur l’éthique et la transparence, ce qui pousse l’entreprise à privilégier la qualité. Cela peut s’illustrer par le dépôt de brevets pour protéger une innovation, par la mise en place de processus de production respectueux de l’environnement ou par une qualité de gouvernance et de communication avec son marché ou ses actionnaires. En somme, une stratégie où l’extrafinancier nourrit et alimente la réussite financière durable de l’entreprise.

Posté par Jean-Rémy CAUQUIL - Président d'EDULIS

Militant du financement alternatif des TPE et PME, il saisit l’ouverture réglementaire du financement participatif pour leur apporter une offre digitale de financement “haut de bilan” en rupture, conjuguée aux conseils de l‘équipe d’experts expérimentée d'EDULIS.