2018 aura été pour certains l’année grise du financement participatif: fin de la défiscalisation ISF qui soutenait plutôt bien l’investissement PME, repli des Business Angels, faible efficacité du PEA PME, baisse des volumes, amorce de consolidation du secteur (pourtant normale) qui fait réagir quelques chroniqueurs en mal de sensationnel.
Mais 2018 annonçait aussi le rebond à venir de 2019 : soutien des pouvoirs publics et du régulateur au développement de la finance alternative (relèvement des seuils), loi Pacte et de finances favorisant l’investissement dans le non coté (encore timide), perspectives européennes pour le secteur à court terme.

Alors oui, 2019 s’annonce sous de bien meilleurs auspices!

– Dans un contexte de grande incertitude pour les investisseurs (craintes sur la croissance, les finances publiques et l’instabilité fiscale, l’effondrement des bourses, les gilets jaunes…), la sphère banque-assurance a peu d’options attractives à proposer à l’épargne des français. Investir directement dans les PME et créer de la valeur avec elles a un sens que les comptes sur livret et autres assurances vies n’apportent plus. Avec la finance participative, on s’informe, on choisit, on sait où se dirige son épargne, on bénéficie d’incitations fiscales, on diversifie son patrimoine: loin des « produits sur étagères », l’investisseur est conseillé et enfin respecté pour sa prise de risque et son choix.

– La professionnalisation croissante des acteurs de la finance participative est un fait. Elle répond à un impératif d’industrialisation de l’analyse et du financement des PME. Elle doit encore s’accompagner d’un effort accru du régulateur de simplification des procédures et de libération de la communication sur les projets, et des pouvoirs publics sur le renforcement des incitations fiscales pour l’investissement PME.

– EDULIS confirme sa vocation et sa promesse : prendre le temps de conseiller les dirigeants d’entreprise en amont de leur levée (challenger le Business Plan et le projet de croissance, équilibrer le Pacte d’actionnaires, discuter la valorisation et l’accès au capital). Certes, la finance participative se nourrit de la puissance du digital pour communiquer avec les communautés d’investisseurs et d’entrepreneurs ou pour modéliser des données. Mais loin d’être un intermédiaire Fintech « passe plat », notre rôle de conseil et notre responsabilité d’expert EDULIS resteront au centre de la relation de coopération avec le dirigeant: on ne touche pas au capital d’une entreprise sans créer d’abord de la confiance professionnelle et personnelle.

Aux côtés des investisseurs, appréhender les risques, revenir à des fondamentaux de valorisation réaliste, sélectionner les meilleures entreprises, assurer un reporting professionnel, préparer la liquidité à 5 ans, voilà les missions d’EDULIS.

Posté par Jean-Rémy CAUQUIL - Président d'EDULIS

Militant du financement alternatif des TPE et PME, il saisit l’ouverture réglementaire du financement participatif pour leur apporter une offre digitale de financement “haut de bilan” en rupture, conjuguée aux conseils de l‘équipe d’experts expérimentée d'EDULIS.